SARL, GFA, GAEC… : les différentes formes d’entreprises agricoles

L’agriculture se modernise sans cesse avec des machines automatiques pour améliorer le quotidien des agriculteurs. Sur le plan juridique, on peut également assister à une évolution avec des solutions plus flexibles. Lorsqu’on choisit notre statut juridique, la première question que l’on se pose est à propos de la rentabilité. La seconde concerne la transmission. Tour d’horizon sur ces avantages.

Quels avantage à créer une société agricole ?

Face à certains enjeux économiques, il peut être intéressant de créer une société. Il faut seulement bien la choisir selon nos objectifs qui varient d’un exploitant à un autre.

Une société peut en effet, permettre de regrouper des moyens financiers, matériels mais également humains. Dans un domaine où l’on ne compte pas ses heures et où les jours de repos se font rare, il peut être intéressant de pouvoir compter sur un associé.

La société permet également d’assurer la pérennité de l’entreprise et de préparer la transmission progressive de l’exploitation. Il est en effet plus simple de céder ses parts que de devoir partager entre différentes personnes du matériel ou un troupeau dont la valeur reste approximative.

Enfin, les patrimoines personnel et professionnel sont séparés et le capital d’exploitation est différencié du capital foncier. De plus, la création d’une entreprise devient de plus en plus simple avec de nouveaux outils mis en place comme la création d’une SARL en ligne.

Trois grands types de sociétés agricoles

On distingue trois grandes catégories de sociétés agricoles :

  • Le Groupement Foncier Agricole (GFA) suppose au minimum deux associés. Il est notamment apprécié dans l’objet de la création ou la conservation d’un ou de plusieurs domaines agricoles. Cette société permet de conserver le patrimoine foncier en dehors de l’exploitation.
  • Les sociétés de gestion ou d’exploitation d’un domaine agricole permettre de réaliser un travail au commun avec des conditions comparables à celles d’une exploitation familiale. Les plus utilisées sont la Société Civile d’Exploitation Agricole (SCEA), le Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC), et enfin, l’Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée (EARL). A savoir que deux associés suffisent. Cependant, dans le cas d’un GAEC, tous les associés doivent être exploitants.
  • Les sociétés commerciales, moins souvent utilisées en agriculture, apportent certains avantages. On trouve le Groupement d’Intérêt Economique (GIE), la Société en Nom Collectif (SNC), la Société à Responsabilité Limitée (SARL), et enfin, la Société Anonyme (SA).

Si vous désirez vous lancer en agriculture ou changer de statut juridique, il est important de bien se renseigner au préalable sur toutes les solutions possibles afin d’en connaître toutes les particularités. Chaque activité agricole a des spécificités qu’il faut adapter à son statut. Sachez tout de même que le statut d’auto-entrepreneur n’est pas autorisé pour les personnes qui exercent une activité agricole.