EURL ou SARL : comment choisir

Vous créez une entreprise et votre préférence va vers un statut à la gestion simplifiée qui limite le risque financier pour l’entrepreneur. La SARL (société à responsabilité limitée) et l’EURL (entreprise à responsabilité limitée) sont de bonnes options si vous recherchez la sécurité. Selon le contexte, l’une ou l’autre est à privilégier. Afin de les départager, quelques différences sont à noter :

Le nombre d’associés

Dans une SARL, le capital est partagé entre les associés, alors qu’il va en totalité à l’unique associé dans l’EURL. Le poste de gérant revient donc à celui qui détient plus de 50 % des parts du capital social, les autres pouvant être salariés au sein de la société. Dans l’EURL, l’associé unique est forcément le gérant et par conséquent, un travailleur non salarié.

Si un second associé entre dans l’entreprise, la structure devient automatiquement une SARL. Pour la prise de décisions, la SARL doit obligatoirement organiser une assemblée générale dans laquelle chaque vote compte proportionnellement à son taux de participation au capital. Les mesures appliquées dans une EURL doivent seulement être inscrites dans un registre. Il en va de même pour le rapport annuel de gestion dont l’EURL est dispensé, contrairement à la SARL. Le simple dépôt des comptes au greffe du tribunal de commerce vaudra approbation des comptes.

La fiscalité de l’EURL

Créer une EURL soumet automatiquement l’entreprise à l’impôt sur le revenu (IR). Il est toujours possible de basculer à l’impôt sur les sociétés (IS), sous certaines conditions, mais cette décision est définitive. La SARL, quant à elle, est soumise à l’IS et ne peut demander à passer à l’IR seulement s’il s’agit d’une SARL de famille ou si la création date de moins de 5 ans. Dans ce dernier cas, l’IR pourra être maintenu 5 exercices maximum. Il est primordial d’optimiser la fiscalité de sa société en sélectionnant son régime fiscal avec soin.

Dans le calcul de l’impôt sur le revenu, on prend en compte les bénéfices de la société, qui sont assimilés aux revenus du gérant. Le taux d’imposition est alors compris entre 0 % et 45 %. S’il s’agit d’une SARL, la répartition se fait au prorata du nombre de parts. L’impôt sur les sociétés fixe un taux d’imposition unique sur les bénéfices à 33.33 %. Ce taux peut être réduit à 15 % pour une partie des bénéfices sous certaines conditions. L’imposition des bénéfices et des dirigeants est donc distincte. En plus du salaire fixé, des dividendes bénéficiant d’une taxation souvent avantageuse, peuvent être perçus.

Dans l’hypothèse où le nombre d’associés est modifié, le régime fiscal subira automatiquement une modification. Une EURL acceptant un nouvel associé passera à l’IS alors qu’une SARL perdant un associé peut se transformer en EURL et donc être soumis à l’IR. Ces changements doivent faire l’objet d’une révision des statuts qui passe obligatoirement par une assemblée générale et des formalités administratives telles que la parution au journal d’annonces légales et le dépôt au greffe du tribunal de commerce. De plus, avant de créer une ou plusieurs eurls, il est utile de se renseigner sur un site comme https://www.creer-eurl.fr/.

L’existence des nuances entre EURL et SARL notamment sur le nombre d’associés et la fiscalité est importante. Il est essentiel de comparer les différentes options qui s’offrent à vous afin de déterminer le statut juridique le plus judicieux.