Comment tuber un conduit de cheminée

Comment tuber un conduit de cheminée en toute sécurité ?

Voici venue la période ou les femmes se transforment en plaid ambulant afin de se réchauffer ! Non, plus sérieusement, voici donc venu le temps de se réchauffer auprès de sa belle cheminée allumée. La vie en intérieur prend une dimension bien plus lumineuse et chaleureuse auprès d’un foyer brillant de mille feux en toute sécurité.

Si l’on venait à y cuisiner quelques marrons ou châtaignes fraîchement ramassées, alors il peut même en devenir gourmand et gourmet. Encore plus sérieusement pour bénéficier de ces délicieux moments, il est indispensable de prendre soin de cet élément central de vie hivernale en respectant certaines normes de sécurité élémentaires afin de profiter en toute quiétude du bien être recherché dans sa maisonnée.

La norme française NF DTU 24.1

De nombreux textes régissent l’installation d’un chauffage de type cheminée à insert ou poèle à bois en toute sécurité au sein d’un habitat individuel. En matière de conception et installation des conduits de fumées, de leurs raccordements et des carneaux, au-delà des règles de l’art propre au métier, il conviendra de respecter la norme NF DTU 24.1 érigée depuis février 2006 tel que déployée par l’organisme indépendant de certification AFNOR. Cela concerne ainsi tous les conduits de fumées (flexible, rigide, simple et double paroi) de tous types d’appareils de combustion tels que chaudière, poêle, cuisinière, insert, foyers ouverts, et tous types de combustibles tels que gaz naturel ou GPL, sans limite de puissance. Ainsi le respect de la distance de sécurité minimale entre le conduit de cheminée et les éléments combustibles sera-t-elle strictement définie. De même que la dimension minimum du conduit de cheminée ( soit une mesure plancher de 180 mm pour un foyer ouvert, et à 150 mm pour les inserts) correspondant à un déploiement utile efficace et simplifié selon un raccordement de 3 mètres maximum. Toutes les mentions précisant les caractéristiques techniques du conduit installé seront alors reportées sur une plaque de signalétique fixée soit au niveau du débouché, soit à l’entrée du conduit de fumée. Il est entendu que cela concerne plus particulièrement le tubage de cheminée dont une attention particulière doit être accordée.

Le tubage de cheminée

L’opération de tubage consiste à insérer dans le conduit de cheminée maçonné de la maison un tube en acier inoxydable pour évacuer les émissions de la combustion. En soi, cette procédure est simple. Et c’est justement parce que les plus simples erreurs peuvent avoir de graves conséquences, comme l’intoxication au monoxyde de carbone ou un départ de feu de cheminée, que la norme NF DTU 24.1 vient encore entourer de mille précaution ce processus. En effet, les règles à suivre pour tuber un conduit de cheminée reposent sur :

  • le ramonage de cheminée
  • un tubage plein et entier c’est-à-dire effectué sur toute la longueur du produit
  • l’accessibilité du produit rendu complètement visible pour effectuer tout entretien utile de prévention ou réparation
  • Un test d’étanchéité dont la périodicité de réalisation est envisagée tous les 3 ans.

Cela est valable pour tout types de tubages quand bien même les deux types de tubage les plus répandus sont le tubage flexible et le tubage rigide correspondant au type de cheminée, aux dispositions de l’empiècement et au budget de tout un chacun pour mettre en place et entretenir les matériaux dont l’usure est inévitable à terme que ce soit pour changer le tubage, les joints, machettes, raccords, rosaces, tampons ou tout accessoire utile préconisé par le spécialiste des travaux de fumisteries ou le revendeur spécialisé en pièces et accessoires de qualité reconnue selon les normes AFNOR.